Tenes ou Cartennae la cité antique

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nov 2007
Histoire de La ville de Ténès (Source : Inconnu)
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HISTOIRE DE LA VILLE DE TENES

L’histoire de Ténès a commencé il y a 3000 ans, avec les occupations successives des Phéniciens, des Berbères, des Romains, des Vandales, des Byzantins, des Arabes, des Turcs et des Français.

L’histoire et la culture de cette cité sont a réhabiliter pour permettre a tous et a chacun de trouver une réponse a ses interrogations.

TENES, ville vieille de 3000 ans, comme le rapporte l’Anglais Shaw: « Au temps de Moise, les gens de Ténès étaient des magiciens renommés. Le Pharaon d’Egypte en aurait fait venir quelques-uns, parmi les plus habiles, pour les opposer a un thaumaturge Israélite qui battait tous les magiciens du bord du Nil. » Et Ténès était déjà connue en ce temps-la.

LES PHENICIENS:

Vers le 8eme siècle AV JC, les Phéniciens installèrent a Ténès un comptoir commercial dont des vestiges existes à ce jours tel que des tombeaux sur la cote ouest de la ville et des anneaux d’attache d’embarcation scellés dans la roche du coté de Sidi Andasmas (Traghnia).

A partir de ce moment, la ville porta le nom de CARTHENNA, mot qui vient de Carth qui signifie cap et Thenna qui était le nom de la rivière qui traversait la région.

D’autres sources avancent le nom de CARTHENNAS, d’origine punique qui donnera plus tard le nom actuel de Ténès.

Ténès à travers les ages: L’histoire de cette ville remonte au huitième siècle avant J.C. Elle a été fondée par les phéniciens qui en furent un comptoir, leurs tombeaux existent à nos jours.


 

LES BERBERES:

Au temps des royaumes berbères, Ténès était située aux confins de la Numidie Orientale ( Massilia) et elle était placée sous le commandement de Syphax. A la fin du 3eme siècle AV JC, elle connut la domination Carthaginoise et elle en fut délivrée par Massinissa

Ténès au temps des royaumes AMAZIGHS: Ténès était au confine de MASSILIA (Numidie orientale) sous le commandement de SFAKES. Elle connue la domination carthaginoise (d’où son nom CARTHENA) à la fin du troisième siècle avant J.C. puis délivrée par MASSINISSA entre 203-193 avant J.C.

 

LES ROMAINS:

En l’an 30 AV JC, les Romains conquirent la ville et lui donnèrent définitivement le nom de CARTENNA . Auguste en fit une colonie militaire formée essentiellement de soldats de la 2eme Légion. Beaucoup de vestiges datant de cette époque ont été retrouves comme par exemple: des mosaïques avec des inscriptions romaines: Caius Fulcinius Optatus soldat de la 2eme Légion, ou bien celle de Victoria, fille de descendance sénatoriale décrite dans le livre: »le Trésor de Ténès »

Ténès au temps des romains: Ténès a été conquise par les romains en l’an 30 avant J.C. Auguste en fait une colonie militaire . En 434 les BYZANTINS l’envahissent après avoir battu les vandales.

LES ARABES:

La région fut conquise entre 675 et 682 par le chef militaire Abou El Mouhajir Dinar. Elle a été gouvernée par différents Etats: les Rostomeides, les Idrissides, les Mérinides, les Almoravides, les Almohades, et les Zianides. En l’an 302 (262 de l’Hégire) les Andalous commencèrent la construction de la ville nouvelle (Ténès el hadhar) appelée paradoxalement le Vieux Ténès par les colons Français, et ou se trouve la mosquée de Sidi Maiza (considérée comme la 3eme du pays et datant du début du 10eme siècle). Ténès fut a cette période connue comme une ville universitaire ou séjournaient des étudiants venus d’autres régions et d’autres universités pour parfaire leurs connaissances sous la direction d’éminents professeurs et savants tels que: Ibrahim Ibn Yekhlef Ibn Abdessalem Abou Ishak Ettensi, Ibrahim Ibn Abderrahmane Abou Ishak Ettensi, Muhammad Ibn Abdeljalil Abou Abdallah Ettensi ou bien encore Abou El Hassen Ibn Yekhlef Ettensi qui créa avec ses enfants plusieurs universités a Tlemcen et ou il y enseigna, le musée actuel, une ancienne mosquée, porte son nom. Des géographes Arabes tels que El Bekri (1068) ou Al Yaakubi ont séjourné et décrit Ténès.

LES TURCS:

Les Espagnols occupaient Ténès depuis 1505 et ils en furent chasses par les Turcs et a leur tête Kheireddine Barberousse en 1516. La ville restera sous domination Turque jusqu’a la colonisation Française.

Ténès dans l’ère islamique: Les musulmans ont conquit la région entre 675-682 après J.C. Elle a été gouvernée par plusieurs états notamment les ROSTOMEIDES, IDRISSITES, MORAVIDES et LES ZIANIDES. Les andalous ont entrepris la construction de la ville en l’an 902 après J.C. La mosquée de SIDI MAIZA (considérée la troisième dans le pays) dans le vieux Ténès témoigne du rôle culturel qu’à joué cette ville à l’âge d’or des MORAVIDES.

LES FRANCAIS:

Ténès fut occupée par le Colonel Changarnier le 22 Décembre 1841, il abandonna la place n’y trouvant pas d’abris suffisants et aucune ressource pour sa cavalerie. En 1843, le Marechal Bugeaud décide de la création du port de Ténès et le 28 Avril 1843, il part pour Ténès; et il y laissera le Colonel Cavaignac avec de nombreux travailleurs militaires. En 1845, un soulèvement éclate aux portes mêmes de la cite, mais après deux années de lutte dans le Dahra, le chef du soulèvement Mohamed El Kalii dénommé Boumaaza, natif du Vieux Ténès, est vaincu et fait prisonnier. A partir du 1er Novembre 1954 commence la guerre de libération nationale qui se terminera avec l’indépendance de l’Algérie en 1962.

TENES TRADITIONS ET LEGENDES

TENES, en plus de sa riche histoire, possède une multitude de faits qui ne peuvent être classes comme historiques, ils font néanmoins partie des traditions et des légendes DONATISTES,ROGATISTES,CATHOLIQUES , LES DONATISTES, LES ROGATISTES ET LES CATHOLIQUES

LES DONATISTES:

En poussant le schéma a l’extrême on pourrait avoir la représentation suivante : d’un cote l’Eglise des « purs », des « intègres », qui se présentaient comme tels, parce que lors de la dernière persécution, ils n’avaient pas livré les livres saints au persécuteur. De l’autre cote , il y avait les moins purs, les moins saints, ceux qui avaient fait semblant de livrer les livres et objets du culte, les catholiques. Les premiers avaient suivi un évêque nomme Donat, et on les appela Donatistes. Ils avaient la réputation d’être relativement violents.

LES ROGATISTES :

Dans le diocèse de Cartenna (Ténès) et ses environs la situation était plus complexe. Un évêque donatiste, Rogatus Maurus (Maurus, parce qu’il était vraisemblablement du pays) avait condamne la violence des Donatistes et devint le fondateur d’un sous schisme, le Rogatisme. Ses adeptes étaient considérés comme des non violents.

LES CATHOLIQUES :

C’est la partie qui était considérée comme la moins « pure » par ceux qui constituaient la partie donatiste.

LES CHRETIENS CELEBRES DE

ROGATUS MAURUS : 1er Evêque connu de Ténès ( vers 370 )La 2eme moitié du 4eme siècle était dominée par la forte présence de l’Evêque donatiste de Ténès, Rogatus Maurus. Il se sépara du parti de Donat après l’édit de Julien l’Apostat ( 361 – 363 ) qui accordait aux Donatistes, sur leur demande, la restitution de leurs Eglises. Son désaccord avec les Donatistes était base sur le recours a la violence des Circoncellions, utilise parfois par des Evêques donatistes a l’encontre des Catholiques.Sans quitter la pensée donatiste, l Evêque Rogatus fonda une Eglise dissidente qui eut a souffrir de nombreuses fois des attaques des bandes armées de Firmus, dont la famille dominait la Kabylie occidentale.

VINCENTIUS Evêque rogatiste de Ténès ( 370 a Décembre 419 ): Il est connu grâce a une très longue lettre ( 50 pages) que lui adressa en 408 Saint Augustin, en réponse a une lettre , perdue, de l’Evêque Vincentius. Vincentius et Saint Augustin étaient compagnons d’études a Carthage.

RUSTICUS Catholique ( vers 418 ): Le nom du prédécesseur de Rusticus n’étant pas connu, on sait par contre qu’il a eu beaucoup de problèmes dont Rusticus a subi les conséquences. Il y avait dans le diocèse de Ténès, un évêque catholique en surnombre, l’évêque Honorius, un évêque sans siège épiscopal. A la mort de Deuterius ( vers 419 ) évêque de Cesaree (Cherchel ), la population de cette cite réclama Honorius comme évêque. L’évêque de Tenes, Rusticus, fut considéré comme responsable de ce désordre. Saint Augustin, délégué du Pape, fut charge de veiller a ce que cette affaire aboutisse dans les meilleures conditions.

VINCENT – VICTOR Laïc, jeune intellectuel de Ténès (catholique venu au Rogatisme ): Il avait écrit deux livres sur l’origine et la nature de l’ âme, dont les thèses sont connues par la réfutation qu’en a faite Saint Augustin dans son traite « de la nature et de l’origine de l’ âme Ce jeune intellectuel était courageux, il appliqua a Saint Augustin le verset 13 du psaume 48 : « cet homme honorable n’a rien compris, on l’a compare aux bêtes sans raison et il leur est devenu semblable. » Saint AUGUSTIN ne ménagea pas son jeune « frère ». Tout rentra dans l’ordre par la suite et certains pensent que Vincent – Victor devint plus tard l’évêque Victor de Ténès, vers 450, et il a laisse beaucoup d’écrits

 

MUSULMANS CELEBRES DE Ténès :

Depuis l’arrivée des musulmans et durant tout leur règne, Ténès a connu un prestige indéniable, du en particulier aux savants de cette époque qui, par l’étendue de leur connaissance et leur savoir, dans les domaines scientifique, théologique, philosophique et des sciences sociales, ont fait connaître leur ville d’origine a travers le Maghreb, l’Orient et le monde musulman en général. Parmi ces illustres hommes, les plus connus sont :

ABOU ISHAK IBRAHIM IBN YEKHLEF IBN ABDESSALEM ETTENSI: Natif de Ténès, il partit pour Bejaia en quête de sciences et se déplaça en Orient, ou il étudia la Logique et d’autres sciences auprès de El Karafi, Ibn Eddakik Elaid ou bien Chems Eddine El Isbahani et puis retourna a Ténès. Lorsque Yaghmoracen Ibn Ziane occupa la ville, il le prit avec lui a Tlemcen pour enseigner la Théologie et la Philosophie. Parmi ses élèves on peut citer : Abou Abdallah Ibn Merzoug, Djed El Djed, Abou Abdallah Ibn Elhadj El Abdari auteur du « Medkhel ». L’œuvre la plus importante se trouve être l’explication en dix volumes du livre de Ibn Abi Mohamed Abdelwahid El Maliki: « Méthodes et pédagogie de l’enseignement » Il mourut a Tlemcen en 680 de l’Hégire ( 1302 ).

ABOU EL HASSEN IBN YEKHLEF ETTENSI: Frère de Abou Ishak Ibrahim, il le remplaça dans l’enseignement. il eut une grande notoriété auprès du Roi Yaghmoracen et de Abou Said 1er Parmi ses œuvres , on peut citer : « Explication de la diction » œuvre en dix volumes « Logique et méthodes de calcul » Ceci en plus de plusieurs œuvres de théologie ( El Batin oua Dhahir, El Mahçoul, etc. ).Il mourut a Tlemcen en 706 de l’Hégire (1328), il fut enterre a cote de Abou Mediene Chouaib.

ALI IBN MOHAMAD BEN AHMED BEN MOHAMAD ETTENSI: Il est le neveu de El Badr Mohamed Ben Ahmed, frère de Chihab Ahmed. Homme de sciences il forma plusieurs générations d’intellectuels et d’enseignants. Il écrivît de nombreuses fetwa. Il siégea entre autres dans les cours de Syrie en qualité de Docteur de loi. Parmi ses nombreuses œuvres, » El oussol fi dîne ( ) », » El aadh ( ) », « Métaphores et Rythme », « sciences de la communication », Né a Ténès en 831(1455), il mourut le 7 Choual 875 de l’Hégire (1497).

MOHAMAD IBN ABDELDJALIL ABOU ABDALLAH ETTENSI: Il apprit des savants tels que Abi El Fadhil Ibn Merzoug, El Okbani, Ennediari, Tazi et Ibn El Abbas. Il enseigna la philosophie, la psychologie, les sciences juridiques. Ses œuvres, les plus importantes : « Structure des hiérarchies et la désobéissance dans l’Etat Zianide », « sciences juridiques (Edhabt) », « l’Ame des âmes ». Il fut le premier a parler de l’existence des Juifs du Taout. Il mourut en 899 de l’Hégire (1521).

Ténès et le tourisme: Elle représente une région propice pour le tourisme de par son site naturel, La méditerranée d’un coté et la montagnes du DAHRA de l’autre. D’autre part des centaines d’hectares de vignobles y étalent leurs fruits d’or en fin de saison estivale et rappellent la vocation principale de la zone côtière où la pèche reste tout de même la plus importante.

Des pieds-noirs visitent la ville antique

Ténès vient d’accueillir pour la première fois des Français nés dans cette ville antique. Ayant quitté l’Algérie avec leurs parents, en 1962, alors que leur âge ne dépassait guère les dix ans, ces Français ont tenu à revoir le pays où ils sont nés. Leur séjour a coïncidé avec le lancement d’une campagne d’information sur le tourisme dans la région, initiée par l’un des plus grands hôteliers de la ville où étaient conviés les différents organes de presse ainsi que la radio locale de Chlef. C’est d’ailleurs au cours de cette manifestation que nous avons pu rencontrer ces Français. Invités à nous livrer leurs premières impressions, ces derniers ont eu du mal à cacher leur émotion et la joie qu’ils éprouvaient d’être dans leur ville, en se sentant plus «Ténèsiens» que tout autre. Patrick, nous dira que «malgré l’opposition de mes parents, particulièrement, celle mon père pour faire ce voyage, je me sentais obligé d’effectuer ce pèlerinage que je souhaitais de tout mon cœur depuis que j’ai quitté ce pays alors que j’avais à peine 9 ans, cela me permettra également de retrouver mes souvenirs d’enfance, le lieu où je suis né et grandi». Toutefois, l’émotion a été à son comble lorsque des habitants de la ville de Ténès, ayant fréquenté la même école que ces Français, se sont rencontrés. Signalons enfin que plusieurs visites sont programmées par le responsable de la section locale du tourisme pour faire découvrir à ses hôtes l’immense richesse archéologique ainsi que les sites touristiques paradisiaques que recèle Carténa (ancienne appellation de Ténès).

Saison estivale – Chlef Neuf communes en tirent profit

La saison estivale dont le coup d’envoi a été donné officiellement le 1er juin, représente une véritable « bouffée d’oxygène » pour les six villes côtières et les trois agglomérations situées sur la route nationale y menant, qui vivent le reste de l’année en « vase clos ».

Les transporteurs et les commerçants attendent avec impatience ces moments pour faire le plein et redoubler d’activité. Neuf communes vont pouvoir ainsi, en l’espace de quelques mois, sortir de leur torpeur, grâce à la dynamique créée par les nombreux estivants de passage dans la région. Même si beaucoup reste à faire dans de nombreux domaines, la saison estivale reste une période particulièrement favorable pour l’économie des collectivités du nord de la wilaya aux ressources financières extrêmement limitées. Avec la montée de la température, la côte commence déjà à drainer la grande foule le long de son rivage et de ses forêts environnantes, surtout les jours de repos. La circulation était très dense sur l’axe routier Chlef-Ténès et le long des chemins menant aux autres localités côtières, telles que Sidi Abderrahmane, El Marsa et Boucheghal. De nombreuses familles et des jeunes avaient pris d’assaut les plages et les lieux habituels de rencontres, au milieu des espaces forestiers longeant la mer. La nouveauté, cette année, réside dans la mise en service du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Ténès à partir du barrage de Sidi Yacoub, l’élargissement et le revêtement de la route reliant le siège de cette daïra à la plage de Boucheral, sur une distance de 20 km. Les APC et les directions de wilaya directement impliquées dans les préparatifs s’attellent, de leur côté, à réunir les conditions nécessaires pour garantir un bon déroulement de la saison estivale, notamment sur les plans de l’hygiène, de l’aménagement des plages, du transport, de la surveillance des eaux de baignade et de l’approvisionnement des populations. Pour leur part, les services de sécurité ont renforcé leur dispositif de surveillance et de prévention contre les accidents de la circulation durant la période estivale, aussi bien sur l’axe Chlef-Ténès que le long du littoral qui s’étend sur 120 km, entre les wilayas de Tipaza et de Mostaganem. Un littoral qui reste à l’état naturel et qui attend toujours la valorisation et l’exploitation de ses riches potentialités naturelles.

Ténes est située exactement au milieu de la côte du Dahra, entre Tipaza et Mostaganem. Ténes est divisé on deux parties: le Vieux Ténes qui, s’il faut en croire la légende, fut un repaire de voleurs et de bandits, et dont les masures, collées sur un promontoire d’une surface très inégale enveloppée par l’Oued Allalah, remplacent les demeures des colons phéniciens; ses murs, que le temps effrite, abritent une population indigène de 1.200 individus ; le Village de Ténes, à 2 kil. en aval, à l’embouchure de l’Oued Allalah (2.083 hab.), a été créé en 1843; il est bâti sur le plateau de 50 m. de hauteur, où les Romains fondèrent la ville de Cartenna. A l’E. de ce plateau, on plonge dans la vallée de l’Oued Allalah toute couverte de jardins et de prairies; à l’horizon, on aperçoit un vaste amphithéâtre de montagnes se terminant par l’énorme masse grise du cap de Ténes. Du côté de la mer, l’escarpement est presque à pic; sur la partie occidentale du promontoire, il existe une multitude d’excavations régulières pratiquées dans le roc, qui servaient d’hypogées.

La ville est bien alignée, plantée de beaux arbres; les maisons sont propres, coquettes, entourées de jardinets. Remparts ; quatre portes monumentales ; par celle de l’E., on descend au quartier de la Marine, habité par des pêcheurs. Ruines, mosaïques, colonnes, tombeaux, médailles (un grand nombre à l’effigie de Constantin), ont été découverts lors de l’établissement de la ville nouvelle. Ténes fut l’entrepôt maritime de toute la région du Dahra; le port, qui s’ouvre au N.-E. de la cité, couvert par des récifs que des jetées enracinent à la côte, est un bassin de 24 hectares où les navires sont en sûreté. Sur le littoral, de plus de 100 kilométres de longueur, qui s’étend au S.-O. de Ténes jusqu’à l’embouchure du Chélif, il n’y a point de villages français.

Ténes est aujourd’hui une ville à peu prés morte, car on n’a rien fait pour aider à la prospérité de cette cité abritée par un cap, et qui, par sa position équidistante entre Alger et Mers-el-Kébir, aurait acquis une grande importance militaire, maritime et commerciale, si le port avait été aménagé et si la voie ferrée la reliait à Orléansville. Ténes est maintenant relié à Cherchell par une superbe route qui épouse tous les contours de la côte; de Ténes à Dupleix, le parcours (60 kil.) constitue une des plus belles excursions de l’Algérie. Cette route sera bientôt continuée à l’O. jusqu’à Mostaganem, constituant ainsi une merveilleuse Corniche depuis Alger jusqu’à Mostaganem.

Éditions J.C. Lattès et Livre de poche.

1802. Loin de l’épopée napoléonienne qui bouleverse l’Europe, un navire de guerre français fait naufrage à Thénès, sur la côte algérienne. Cinq femmes, qui ont échappé au naufrage et au massacre qu’ont subi les hommes qui les accompagnaient, sont rescapées et offertes aux montagnards de la tribu Bani Haoua. Pour elles commencent une vie nouvelle. Quasiment oubliées par la France, elles vont choisir d’affronter ce destin et d’aller à la rencontre de ce pays si différent du leur. L’une, blanchisseuse à Toulon, séduira le dey d’Alger. L’aristocrate Hélène de Courtavray deviendra la première enseignante française en Algérie. Deux autres seront mariées, la première à un cultivateur, la seconde au fils d’un émir. Et, enfin, mère Jeanne, la religieuse reconvertie en guérisseuse, deviendra très vite membre du conseil des sages du village. Ce roman au style flamboyant s’inspire de faits historiques. Ténès est située en Algérie, au bord de la Méditerranée dans la région de Dahra. Dans cette ville existe, aujourd’hui un sanctuaire, lieu saint parmi d’autres, élevé à la mémoire de Yemma B’net, une femme d’origine française, et dont les dons de guérisseuse ont touché la sensibilité des habitants. C’est la vie mouvementée de mère Jeanne, dite Yemma B’net, que raconte ce roman.

La lecture de ce roman fut un véritable délice. C’est avant tout une éloge de l’amour des autres, un message orné de sentiments profonds ressentis par ces femmes livrées à elles-mêmes, qui ont dû, par la force des choses, s’adapter, d’abord pour survivre, puis pour mieux vivre. Choc entre deux civilisations si différentes, ce témoignage est un baume d’espoir qui apaise bien des craintes


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